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Soyons persévérants !
Homélie messe des familles 33e dimanche Temps ordinaire C
Il y a quelques dimanches déjà, les textes nous invitaient à la persévérance. Aujourd'hui, Jésus lui-même nous le dit. La persévérance, persévérer, c'est-à-dire ne pas baisser les bras, ne pas se décourager.
Parfois, nous avons du mal à l'école pour étudier, qu'on soit petit ou qu'on soit grand. Nous nous disons, je ne vais pas y arriver, alors je baisse les bras. Non, il faut quand même, même si nous avons du mal à y arriver, nous persévérons, nous continuons à chercher, à comprendre. Pour nous les grandes personnes c’est pareil.
Quand les épreuves de la vie nous touchent, nous pouvons baisser les bras, mais il y a cette persévérance qui doit être présente pour nous aider à aller de l'avant. Aller de l'avant en se disant, je crois, j'ai espoir qu'un monde nouveau va changer, que demain, ça ira mieux, ca sera un nouveau jour.
Alors, bien sûr, en lisant le panneau du Secours Catholique, que la pauvreté n'est pas encore finie, et qu'elle n'est pas prête d'être finie, nous pouvons nous dire : « voilà, je vais être décourager, parce que j'ai un peu de mal à y croire. » Pourtant, il faut persévérer, il faut continuer à chercher, à comprendre comment s'entraider, à ne pas baisser les bras. J'ai célébré la messe du 11 novembre à l’église de Sainte-Eulalie. Chaque année, je dis toujours ce même mot, nous célébrons pour la paix dans le monde, mais c'est une utopie. Vraiment, est-ce que cette paix va se réaliser ? Mais après, je dis, aussitôt, il faut d'abord que la paix commence dans mon cœur, autour de moi, et après, ça peut faire boule de neige et donc, peut-être, un jour, il y aura la paix dans le monde.
Mais là aussi, il ne faut pas baisser les bras. Alors, ce pas baisser les bras, c'est dans ces lectures d'aujourd'hui, avec le livre de Malachie, qui est le plus petit livre de la Bible, il n'a que quelques chapitres. Aujourd'hui, Malachie s'adresse au peuple hébreux, qui est revenu de l'Exode à Babylone en 515, et là, nous sommes en 450 avant Jésus-Christ. A ce moment-là, le peuple commence à douter du Seigneur, à se dire, il tarde à venir le Messie, on ne voit plus de signe. Pourquoi ? Parce qu'ils sont dans la routine du quotidien.
Alors, même si le peuple a tendance à se détourner du Seigneur et à faire tout et n'importe quoi, les prêtres eux aussi dans le cultuel, font un peu tout et n'importe quoi. Donc le prophète Malachie vient avec cette parole forte, « comme le feu d'une fournaise », et ce feu de la fournaise, c'est l'image du soleil. Le soleil de Dieu, qui va apporter un renouveau. Pour nous, le soleil, c'est Jésus-Christ.
Le soleil, il est là pour éclairer, pour illuminer et Jésus-Christ, il est notre lumière. Par sa résurrection, il a apporté la lumière dans le monde, et le jour de notre baptême, nous avons reçu cette lumière. Alors, nous devrions être des lumières dans ce monde d'aujourd'hui.
Parfois, nous ne sommes pas trop des lumières, mais il y a cette présence divine en nous, la présence de Jésus-Christ, qui vient éclairer à travers nous, les personnes que nous rencontrons. C'est là où, si nous-mêmes, nous manquons parfois d'espérance et que nous baissons les bras. Si d'autres personnes autour de nous manquent d'espérance, baissent les bras, nous sommes là pour leur donner une force, leur partager la force que nous avons en nous, celle de Jésus-Christ, la force de l'Esprit-Saint. L’importance de l’extrait de l'Évangile selon Saint-Luc, qui est un peu compliqué pour vous, les enfants, mais aussi pour nous, les adultes. Cette annonce avant que le Christ revienne dans la gloire, il y aura des cataclysmes, il y aura des tremblements de terre, il y aura des guerres, nation contre nation, royaume contre royaume, etc.
Bien sûr, actuellement, de plus en plus, nous avons des cataclysmes. On ne peut pas dire qu'il y a la paix au niveau international. Au contraire, il y a des grandes tensions, il y a des guerres.
Mais ça a toujours été. Ce n'est pas que d'aujourd'hui. Donc il ne faut pas désespérer.
Il ne faut pas désespérer parce qu'en nous, il y a cette force, comme je le disais, cette présence de Jésus-Christ qui va nous donner le courage et le discernement en temps voulu pour savoir comment agir, comment être, une attitude de paix, une attitude d'espérance. Et puis il y a ce dernier verset de l'Évangile, « Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. » Alors, combien de fois nous perdons des cheveux au cours de notre vie ? Et pour certains, ils n'en ont presque plus.
Pourtant, Jésus nous dit « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. » Ca veut dire l'attachement que Jésus-Christ a à chacun d'entre nous, que nous soyons baptisés ou non baptisés, d'une autre religion, que nous soyons athées. Nous sommes les créatures de Dieu, aimées de Dieu.
L'importance que Jésus a pour nous, c'est que même un cheveu de notre tête est précieux à ses yeux. Si nous sommes précieux à ce point, combien plus nous devons lui demander chaque jour sa force dans notre prière personnelle, pour qu'il vienne nous aider. Demandons lui de nous aider trouver notre mission au sein de la communauté chrétienne, mais aussi dans le monde là où nous sommes.
Nous avons à témoigner de lui.
Amen
Père Patrick Fauries