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Homélie du 4 e dimanche de l’Avent
En venant chaque dimanche à la messe, nous nous sommes préparés au fur et à mesure à cet événement « la naissance du Sauveur », de l'accomplissement de la promesse faite à nos ancêtres. La promesse de la première alliance de la venue du Messie, du Sauveur, avec les lectures, nous nous approchons de cette réalité. Ces lectures nous interpellent par rapport à la fidélité que nous avons à Dieu, à la fidélité de la promesse.
Nous pourrions nous poser la question, comment évangélisons-nous ? Comment nous transmettons, nous partageons la Parole de Dieu, notre foi, notre croyance en Jésus-Christ ? Nous pourrions nous dire aussi, comment appeler Jésus ? Sois nous l'appelons Jésus ou Emmanuel. Jésus « le Seigneur sauve » et Emmanuel, « Dieu est avec nous ».
Dans notre monde d'aujourd'hui, nous avons deux camps. Le premier, c'est l'esprit du monde, qui est relativement le plus présent, et en nous-mêmes, parce que l'esprit du monde, est pire que le Covid, il est très contagieux. Le deuxième, suivre le Christ. Jésus nous dira, « vous êtes à la fois du monde, mais vous n'êtes pas du monde. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous ». Jean 15,19
Encore plus, si nous sommes baptisés, tout notre être est tourné pleinement vers le Christ, vers la Trinité, le Père, le Fils et l'Esprit qui nous élèvent.
L'esprit du monde, nous attire dans une forme de bassesse, dans l'individualisme, à chercher à consommer de plus en plus, puis à nous détourner aussi de la vérité. Alors j'entends par là, l'écho à la lecture d'Isaïe. Parce que si nous creusons un peu, dans cet épisode Isaïe dénonce l'attitude du roi Achaz.
Nous sommes en 735 avant Jésus-Christ. On parle de promesse, la promesse de la venue du Sauveur. A ce moment-là, nous savons que Jésus-Christ va descendre de la lignée du roi David.
Il y a des conflits. Le peuple d'Israël est divisé en deux parties. Nous avons la Samarie du nord et la Jérusalem au sud. Cette division va durer pendant 200 ans. C'est pour cela, et vous serez plus attentifs, quand nous écouterons les conflits avec les Samaritains, que les Samaritains ne veulent pas aller à Jérusalem.
La naissance de Jésus doit se faire à Jérusalem. Dans cet épisode du livre d'Isaïe, il est question de la dimension de la foi. Le roi Achaz, il n'a que 20 ans, c'est un jeune roi. Il sait comment mentir, comment être hypocrite. Parce qu'il dit des belles paroles au prophète Isaïe, mais il n'en pense pas moins.
La promesse que le Messie doit venir de l'alignée de David, dont de l'alignée du roi Achaz dit qu'il a la promesse en Dieu, mais c'est faux. Parce qu'il a sacrifié son fils unique à une divinité païenne qui s'appelle le dieu Moloch, parce que la fragilité humaine, au lieu de continuer à se tourner vers le Dieu de la première alliance, il s’est retourné vers les idoles. Pourtant, la parole du prophète Isaïe continuera à annoncer et à dire que le Messie descendra de l'alignée de David.
Dans cet extrait de l'évangile selon saint Matthieu, Joseph va accueillir Marie chez lui. Marie qui va tomber enceinte par l’action du Saint Esprit. Dans la semaine, nous avons eu la généalogie de Jésus, là aussi qui n'est pas du tout sainte, parce que si nous creusons un peu engendré par, il y a beaucoup d'adultère dedans.
Le Seigneur Jésus a une descendance imparfaite. Mais Jésus dira, je ne suis pas venu pour les bien portants, je suis venu pour les pécheurs et pour les brebis égarées. Le Dieu de miséricorde vient au sein même de notre humanité et de notre fragilité.
Alors si dans la généalogie de Jésus, nous avons engendré par engendré par, et Jacob engendré Joseph pour dire que c'est l'alignée de David, mais Joseph n'a pas engendré Jésus. C'est l'Esprit-Saint qui a engendré Marie pour donner Jésus-Christ. Donc je mets l'accent là-dessus parce que nous, nous sommes dans cette lignée, la lignée avec la foi, la lignée du roi David et la lignée de la première alliance, et nous sommes des êtres imparfaits pour annoncer Jésus-Christ.
Mais il ne faut pas se flageller, il ne faut pas culpabiliser, parce que nos ancêtres n'étaient pas aussi bons, n'étaient pas meilleurs que nous, et ne sont pas meilleurs qu'eux. Mais toutefois, nous avançons vers ce chemin, donc le chemin de la sainteté. Et comme dit Saint Paul, là aussi Saint Paul s'adresse à cette communauté aux Romains, une communauté qu'il ne connaît pas du tout, mais avec humilité qu'il annonce, qu'il va annoncer Jésus-Christ.
Et qu'il va transmettre la bonne nouvelle. Et à l'époque, c'était il y a 2000 ans, donc à l'époque, rien qu'en disant Jésus-Christ, c'était déjà dire sa profession de foi. La profession de foi, ça veut dire je confesse le Seigneur, je dis ma foi au Seigneur.
Donc rien qu'à l'époque, il y a 2000 ans, en disant Jésus ou Jésus-Christ, c'était déjà dire sa foi, affirmer sa foi. C'est qu'après, bien après, en 325, que nous allons commencer, que les évêques de l'époque vont commencer à rédiger la première profession de foi, le symbole des apôtres, qui sera repris après en 381 pour faire la grande profession de foi, le Nice-Constantinople, développer le profession de foi pour affirmer sa foi et pour combattre les hérésies. Cette année, nous fêtons l'anniversaire du 1700ème anniversaire du symbole des apôtres.
Jésus-Christ nous donne la Bonne Nouvelle. Comme nous dit saint Paul, annoncer le dessein de Dieu. C'est dire que Dieu est bienveillant.
Ce n'est pas un Dieu fouettard, c'est pas un Dieu qui veut la guerre, un Dieu qui est amour, un Dieu qui est bienveillant envers, sa créature que nous sommes. Nous avons à chercher, avec nos qualités, nos défauts, comment dans notre quotidien nous annonçons Jésus-Christ. La promesse est accomplie par la venue du Sauveur. Lors de l’Eucharistie, l'anamnèse, nous annonçons qu'il reviendra un jour dans sa gloire, dont nous avons cette mission à annoncer Jésus-Christ qu'il reviendra un jour.
Amen
Père Patrick Fauries