Les Homelies 

Chaque semaine, venez découvrir avec enthousiasme les belles homélies du Père Patrick Fauries
Homélie de la fête de l’Epiphanie

Homélie de la fête de l’Epiphanie

Dimanche, 11 Janvier 2026

Aujourd'hui, en célébrant la fête de l'Épiphanie, nous célébrons la révélation au monde entier du Messie, le Fils de Dieu, Dieu fait homme. Cet enfant de la crèche, cet enfant Jésus vient illuminer tous les cœurs. Aujourd'hui, en célébrant la fête de l'Épiphanie, ça veut dire manifestation du Seigneur, c'est la manifestation de Jésus-Christ. Une théophanie, c'est la manifestation de Dieu, « théo » veut dire Dieu, donc c'est la manifestation de Dieu, et là, nous avons une épiphanie, c'est la manifestation de Jésus-Christ. Cette manifestation va se révéler par cette venue des rois mages.

Les rois mages ne viennent pas spontanément à Bethléem voir ce nouveau-né. Ils viennent parce qu'ils ont eu eux-mêmes la révélation, la transmission de la révélation que viendrait un jour le Messie, le roi d'Israël. Cette révélation, ils l'ont eue au moment où le peuple hébreu était en exil à Babylone, au VIe siècle, avant Jésus-Christ. Le peuple hébreu, en célébrant les fêtes juives parlait de cette venue du Sauveur.

Les rois mages étaient nomades. Constitué en deux groupes : groupe des magiciens et les astronomes. C'est-à-dire qu'ils savaient lire ce qui se passait dans les étoiles.

C'est parce qu'ils savaient lire ce qui se passait dans les étoiles et avec la révélation du peuple hébreu. Ils ont su détecter, sûrement avec l'Esprit Saint, -qui est de tout temps et qui souffle dans les cœurs-, ils ont compris, à un moment donné, qu'il se passait quelque chose puis ils ont fait le lien. Scientifiquement, nous savons qu'il y a une comète qui a traversé le ciel au moment de la naissance de Jésus.

Ces astronomes, en voyant la comète ont fait le lien avec le récit du peuple hébreu. Ils vont se mettre en route. Pour nous, ils sont symbolisés avec trois personnages.

Trois personnages qui apportent des cadeaux à Jésus. Ces cadeaux ont toute leur importance. L'or, parce que Jésus, il est roi, l'encens pour honorer son corps au moment de sa mort, comme un personnage important, et la myrrhe, ce parfum qui va servir pour l'embaumement du corps. Dès sa naissance, il a les signes de son avenir. Le Fils de Dieu en prenant un corps d'homme devient mortel pour mourir sur le bois de la croix pour le pardon de nos péchés et ressuscité pour nous permettre d’entrée avec Lui dans la vie éternelle. Le corps est voué à mourir mais notre âme est immortelle.

La venue des rois mages va interpeller le roi Hérode, comme nous l'avons entendu dans la lecture. Ça va l'interpeller dans le sens où il va avoir son pouvoir mis en cause. Pour ne pas qu'il soit déstabilisé, il va faire tuer tous les premiers-nés. Donc, après la naissance de Jésus, nous fêtons, la fête des saints innocents. C'est tous ces enfants martyrs qui ont été sacrifiés, parce que Hérode, sachant que le nouveau roi, le futur roi est né a fait massacrer tous ses enfants, par orgueil, par avidité de pouvoir.

En songe, Joseph recevra un message lui disant qu'il devra partir en Égypte pour protéger l'enfant. Ils reviendront de l'Égypte en famille pour vivre à Nazareth.

Pour nous, aujourd'hui, en fêtant l'épiphanie, cette manifestation de Dieu, c'est une invitation que le Seigneur nous fait, à la fois à développer ce mystère de la foi, mais aussi, aujourd'hui, à être, ses prophètes, à être ses disciples, comme nous l'avons entendu dans la seconde lecture, pour annoncer Jésus-Christ, là où nous sommes.

Ces rois mages, quand ils ont vu l'enfant Jésus, leur première réaction intérieure a été de se réjouirent d'une très grande joie, quand ils ont vu que l'étoile s'arrêtait au-dessus de la maison. Et la joie fait partie des fruits de l'Esprit Saint. Les fruits de l'Esprit Saint sont la paix, la joie et l'amour.

Si nous n'avons pas la paix dans notre cœur, il faut la demander au Seigneur. Quand nous recevons la paix du Christ en nous, tout ce qui nous enlève cette joie, ou tout ce qui essaie, plutôt, de perturber, de nous enlever la paix dans notre cœur et la joie, ne vient pas de l'Esprit Saint. Ça veut dire que ça ne vient pas de Dieu.

Nous avons déjà des critères de discernement dans notre quotidien. Ces hommes sont remplis de joie, et nous-mêmes, en venant à la messe, en fréquentant la Parole de Dieu, en fréquentant le Seigneur dans notre vie de prière, nous devons être dans la joie. Cette joie nous avons à la transmettre autour de nous, à partager, à ne pas la garder pour nous-mêmes.

Parce qu'en la partageant, nous faisons connaître au monde entier Celui qui nous donne cette joie, qui est notre Sauveur, Jésus Christ. En venant à la messe, nous venons, nous renouveler de la présence du Christ en nous, en l'écoutant dans sa Parole et en recevant le Corps. Mais ce n'est pas une finalité, ce n'est pas une fin en elle-même.

La finalité, comment je vais partager le bonheur que je viens de recevoir. Demandons au cours de cette eucharistie, cette grâce au Seigneur, d'avoir ce désir profond et qui nous aide à trouver la manière de l'annoncer là où nous sommes. Amen.

Père Patrick Fauries

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