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Homélie 6e dimanche A
« Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d'auprès de vous viendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel ». Le cierge pascal, allumé dans la nuit de Pâques, représente pour nous la lumière du Christ ressuscité. Il représente la présence du Christ au milieu de nous pendant tout ce temps pascal. Aujourd'hui, lors de la fête de l'Ascension, Jésus est monté au ciel. Nous venons d'éteindre le cierge pascal parce que le Seigneur n'est plus sur terre physiquement, mais il est au milieu de nous spirituellement, il est en nous. Cette lumière du Christ ressuscité n'a plus besoin d'être allumée, cette lumière continue à briller en nous. Depuis notre baptême, cette lumière est en nous et nous avons à être des signes de lumière au milieu de notre monde. Maintenant, la parole du Christ qui a été adressée aux disciples, « allez par le monde entier baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », cette annonce de la bonne nouvelle, cette mission nous revient. Cet envoi en mission que le Christ donne à chaque disciple pour annoncer, pour l'annoncer aux extrémités de la terre. Cette citation de Saint Cyprien de Carthage. « Lorsque Jésus fut élevé de terre pour aller dans le ciel, quand son père l'a vu, il se souvint de la beauté de l'homme, de la beauté de sa créature, et il aima encore plus.» Cet amour que nous recevons de Dieu qui nous transforme, cette puissance de notre humanité que le Christ a prise lors de sa naissance, cette humanité qu'il a reçue sans tâches, sans défauts, sans péché, Dieu se souvint de la beauté de l'homme et il aima encore plus, nous dit Saint Cyprien de Carthage. Même si le péché agit en nous, Dieu voit au-delà de notre être, il voit au-delà de ce que nous sommes, mais c'est nous qui nous détournons de lui parce que nous avons du mal à aimer comme lui-même nous aime. Hier, nous avons fêté la fête de Notre-Dame de Fatima, ces trois jeunes que nous nommons les trois voyants, l'un d'entre eux, Jacinthe, a eu par la Vierge Marie la vision de l'enfer. L'enfer, c'est le refus de Dieu. Nous pouvons refuser Dieu sur terre, mais au ciel. Nous pouvons le refuser parce que c'est le péché qui est en nous et qui va nous empêcher, à cause de l'orgueil, du manque d'humilité, de voir cette beauté de Dieu, l'amour de Dieu qui vient réfléchir en nous et qui va nous inviter à plonger pleinement en lui. Nous allons voir trop ce qui est obscur en nous. En cherchant aujourd'hui le Seigneur dans notre quotidien, et parfois c'est difficile. Le Christ est là, il cherche continuellement à nous rencontrer, à nous dire des « je t'aime tel que tu es » mais je t'invite à cheminer, à aller de l'avant. Cette parole des actes des apôtres, ce nom Théophile ce n'est pas une personne particulière, mais c'est chacun d'entre nous qui recevons ce message aujourd'hui. Il y a eu cette nuée où Jésus est monté au ciel, la nuée représente une manifestation de Dieu, une théophanie. Aujourd'hui en vivant nous aussi cette théophanie, cette manifestation de Dieu où Jésus monte au ciel, où il est assis à la droite de son Père, la droite veut dire, la toute-puissance du Dieu créateur. Jésus-Christ en montant au ciel, nous prépare ce lieu, cette demeure où il réside maintenant et où il nous invite un jour à le retrouver. Déjà cette demeure nous pouvons la construire intérieurement, nous laisser façonner intérieurement. Dans la deuxième lecture de Saint Paul aux Éphésiens, Paul nous parle de cet Esprit de sagesse et de l’espérance dans laquelle nous sommes plongés aujourd'hui. L'espérance est de croire qu'au-delà de cette vie terrestre, la vie continue. Par le bain du baptême, nous sommes pleinement plongés dans cette vie éternelle. Amen. Père Patrick Fauries