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Homélie 5ᵉ dimanche Temps ordinaire A
Aujourd'hui, les lectures nous montre le sens de l'humilité. La manière dont nous agissons, si nous demandons au Seigneur de nous éclairer, nous pourrons dire, que sa main nous guide. Ce passage du prophète Isaïe, VI siècles avant Jésus-Christ, nous invite à méditer sur le comment « plaire à Dieu ». Le Seigneur ne veut pas de sacrifice d'humains, avant que la parole soit révélée à Abraham, environ en 1850 avant Jésus-Christ, il y avait des pratiques de sacrifice humain pour les idoles.
Mais Dieu s'est révélé en disant qu'il était le Dieu unique et qu'il ne souhaitait pas de sacrifice humain. Donc ça a été le sacrifice d'animaux, et nous avons l'exemple avec Abraham quand il a voulu sacrifier son fils Isaac, et que l'ange ait intervenu pour dire non. En même temps, il y avait un bélier qui était pris dans les ronces. Mais le Seigneur ne veut pas non plus de sacrifice d'animaux, il ne veut pas non plus de jeun.
Ce que le Seigneur veut, c'est qu'on s'occupe du prochain, secourir toute souffrance que nous rencontrons. Une phrase de la tradition chrétienne dit « là où il y a de l'amour, là il y a Dieu ». Dans tous nos actes que nous posons, s'ils sont remplis d'amour, Dieu est présent. Dieu se réjouit, et ça lui plaît. Tout cela nous renvoie à l'évangile des Béatitudes que nous avons entendu la semaine dernière.
Dans cet extrait de l'évangile selon saint Matthieu d’aujourd’hui, c'est la continuité des Béatitudes.
Le monde n'a pas attendu la lumière pour exister et le la terre n'a pas entendu le sel pour donner de la saveur. Le sel de la terre, la lumière du monde, ce n'est pas pour nous, mais c'est pour qu’à notre tour, Jésus nous envoie en mission, pour apporter le sel autour de nous, de la lumière autour de nous, et que notre mission soit partagée jusqu'aux extrémités de la terre. C'est apporter la lumière du Christ à tout être vivant, apporter le goût de Dieu à toute personne que nous rencontrons sur notre route.
Le sel et la lumière sont deux révélateurs. La puissance que le Seigneur nous donne, de pouvoir faire découvrir le Christ. Le Seigneur nous demande d'être à la fois à son service, parce qu'il a besoin de nous pour agir, mais aussi il a besoin de nous pour le refléter, le donner à voir.
Paul le dit bien dans la deuxième lecture. Le Seigneur veut que nous soyons des êtres parfaits. Dieu se révèle aux tout-petits, aux faibles et aux pécheurs. C'est dans notre pauvreté humaine, que le Seigneur nous donne sa force pour collaborer avec lui. Mais s'il nous donne sa force, ça veut dire que nous nous tournons vers lui, avec une vie de prière, en lui demandant son aide pour agir.
En méditant ces lectures, je pensais au film que nous avons vu, « Le Sacré-Cœur ». Je pensais aussi à la prière de l'oraison. Une méthode d'une prière, parmi d'autres, pour chercher ce cœur à cœur avec le Christ, et faire dans notre cœur cette maison pour l'accueillir.
Amen
Père Patrick Fauries