Les Homelies 

Chaque semaine, venez découvrir avec enthousiasme les belles homélies du Père Patrick Fauries
Homélie 4e dimanche À Le Bon Pasteur

Homélie 4e dimanche À Le Bon Pasteur

Dimanche, 26 Avril 2026

Aujourd'hui, Jésus nous dit qu'il est la porte des brebis, c'est l'évangile du bon pasteur. Le bon pasteur qui donne une parole qui fait vivre une parole de vie, non pas une parole de mort, une parole qui étouffe, qui empêche pleinement la liberté.

Jésus fait parallèle avec le mauvais pasteur. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Jésus nous invite, en le suivant, à nous libérer intérieurement. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, il les fait sortir.

C'est important de s'entendre dire et de prendre conscience que le Seigneur nous appelle par notre nom, par notre prénom, du baptême. Il y a quelques années, quand j'étais à Pessac, j'allais dans une maison de retraite. Une dame me dit, je ne peux pas vous appeler monsieur l'abbé, parce que ça fait un peu pompeux, je ne peux pas vous appeler mon père, parce qu'elle avait presque 90 ans, je ne peux pas être votre mère, votre grand-mère.

Je ne peux pas vous appeler par votre prénom, parce que ça fait trop familier, parce que vous êtes prêtre. Alors je lui dis, ne vous inquiétez pas. Quand nous nous verrons, vous me dites bonjour, je sais très bien que c'est vraiment par politesse. Je lui dis, vous savez que Jésus m'appelle par mon prénom.

Dans l'évangile, Jésus dira, ne vous faites pas appeler père, parce que vous n'avez qu'un seul Père qui est aux cieux. J'espère qu'un jour, je ne vais pas rendre des comptes là-dessus.

C'est important de s'entendre dire que Jésus nous appelle par notre prénom. Il y a cette proximité avec lui, parce qu'il est le bon pasteur, il nous connaît, il nous mène sur de frais pâturages. Même si parfois c'est chaotique dans notre vie, le Seigneur est là pour nous guider, dans les moments difficiles, mais surtout pour révéler par sa présence à nos côtés. Cette intimité, cette amitié que nous devons développer avec le Seigneur, jour après jour, c’est pour le donner à voir autour de nous.

Dans la première lecture, comme dans la seconde, Pierre, le chef de l'Église prend la parole.

Nous sommes dans la continuité de Pentecôte, avec ces gens qui entendent la parole de Pierre, une parole qui va toucher leur cœur, ils demanderont le sacrement du baptême. Ils seront 3000 à se joindre au groupe des croyants, cette Église naissante. Lors de la préparation de cette célébration, il y avait aussi l'écho, un écho dans le groupe qui disait, « aujourd'hui, nous dépassons les scores, nous avons dépassé les scores des baptêmes en France, dans la nuit de Pâques, ils étaient 22 000 adultes à se faire baptiser ».

Pendant la Pentecôte en Gironde, il y aura entre 400 et 500 confirmations d'adultes. Plus tous les ados qui vont être confirmés. Quand Pierre a parlé le jour de Pentecôte, il était rempli de cette force du Seigneur, la force de l'Esprit-Saint.

Comme je vous le disais dimanche dernier, lui qui était calfeutré, qui avait peur avec les autres de parler, avec l'Esprit Saint, il trouve la force en lui, qui va le dynamiser. En même temps, Pierre, dans la seconde lecture s'adresse à des non-juifs et il s'adresse surtout à des esclaves.

Des esclaves qui sont à la fois pour certains bien traités et d'autres maltraités. Encore aujourd'hui, il y a de l'esclavage dans le monde et en France. On n'en parle pas, mais il y a quand même une forme d'esclavage.

Pierre va témoigner du Christ. Il va adapter, comme je vous le disais dimanche dernier, selon l'auditoire. Il va s'adresser à des hommes qui sont dans la souffrance. Pour leur parler de Jésus-Christ, il fait ce lien avec le Christ sur la croix, qui a donné sa vie par un amour pour nom, lui qui a souffert.

Nous pouvons nous appuyer sur le Christ, quand nous sommes en détresse, quand nous avons le cœur douloureux, parce que le Seigneur sait ce que c'est. Ce n'est pas avec un coup de baguette magique qui va tout être transformer, mais le Seigneur donne cette force intérieure pour se relever à notre rythme. Non pas à son rythme mais à notre rythme.

Il nous aide à nous relever pour aller de l'avant. Pierre maintenant devient ce bon pasteur du mieux qu'il peut, lui qui a renié le Christ, maintenant professe sa foi. Il nous montre ce chemin pour faire Église, pour faire Communauté.

Amen.

Père Patrick FAURIES

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