Les Homelies 

Chaque semaine, venez découvrir avec enthousiasme les belles homélies du Père Patrick Fauries

Homélie 28e dimanche A

Homélie 28e dimanche A

Dimanche, 11 Octobre 2026

Les textes de ce dimanche, nous invite à réfléchir autour du sens du repas de noces. Plusieurs fois, le mot noce revient dans cet extrait de l'évangile selon saint Matthieu. Ce sont à chaque fois des moments conviviaux, des moments festifs. Nous réunissons la famille, les amis, il y a de la fraternité. Dans cet extrait de l'évangile selon saint Matthieu, il y a toujours le reproche au peuple de la première alliance, comme samedi dernier.

Le peuple de la première alliance, le peuple élu, n'a pas suivi pleinement les commandements du Seigneur. Il n'a pas réalisé pleinement ce que le Seigneur voulait par cette première alliance. Dieu s'est révélé à un peuple qu'il a choisi, mais ce peuple avait une mission spécifique, annoncer Dieu à toute l'humanité. Ils ne sont pas arrivés à partager la foi à cause des conflits au sein de la communauté, en ne suivant pas les conseils des prophètes qui parlaient au nom du Seigneur. C'est pour cela que Jésus, encore une fois, nous montre dans cet extrait, avec cette image du banquet des convives, le peuple choisi n'a pas répondu à l'invitation du Seigneur.

Le maître des lieux envoie les serviteurs chercher les convives, mais ils ne viennent pas. Puis certains serviteurs sont maltraités et tués. Le roi se met en colère, et dit le repas de noces est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez au croisé des chemins tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.

La nouvelle alliance commence. Si certains n'ont pas entendu l'appel du Seigneur, avec la venue de Jésus, nous sommes invités à découvrir et à comprendre que le Messie est au milieu de nous et nous sommes invités à le suivre dans ce banquet de noces, qu’est l'Eucharistie.

Dans la première lecture, avec une dimension eschatologique, la fin des temps. Le prophète Isaïe VI siècle avant Jésus-Christ, nous ne savons pas était s’il était en exil à Babylone ou de retour à Jérusalem. Le prophète annonce quelque chose de nouveau, une nouveauté pour le peuple. Il sait, parce qu’il a expérimenté l'œuvre incessante de Dieu pour libérer son peuple. Il vit en lui, la parole du Seigneur. Nous avons diverses images : de paix, de convivialité, et « le voile de deuil qui sera enlevé ». Ce voile de deuil sera enlevé au moment où Jésus prendra la parole vers l'âge de 30 ans. Le voile de l'ignorance, ce qui empêche de voir et de comprendre. Pour nous aujourd'hui, nous sommes de la deuxième alliance avec le Christ, mais nous avons toujours nos frères aînés dans la foi. 

Abraham, le père des croyants, quand il a reçu les messages de Dieu, en disant : « va, quitte ton pays, ta parenté vers le pays que je t'indiquerai », et puis par la suite, Dieu lui dira : « regarde le ciel et compte les étoiles, et tu seras le père d'une grande nation ». Les Juifs sont nos frères aînés dans la foi, mais avec la nouvelle alliance, Jésus nous invite à sortir, à lever ce voile de l'ignorance et de comprendre, son projet qu'il a pour l'humanité. Pas simplement pour le groupe des croyants catholiques, encore une fois pour toute l'humanité. 

La fragilité de l’homme est de retombé dans l'attitude des gens de la première alliance, à passer à côté du message de Jésus. Quel est son message ? D’annoncer que Dieu est amour, que Dieu nous aime, qui veut que nous bâtissions un monde plus juste et fraternel au milieu de nous, jour après jour.

Nous essayons de nous évangéliser, les uns les autres, mais Jésus nous dit : « allez donc au croisé des chemins, tous ceux que vous retrouverez, invitez-les à la noce. » Le Seigneur nous attend au détour de ce chemin, parce que c'est notre mission à nous, aujourd'hui, aller inviter au repas de la noce. 

Nous avons deux exemples. Dans les actes des apôtres, nous avons Paul, quand il arrive dans une région, dans une ville, il va à la synagogue. Il prie avec la communauté, mais en même temps, il parle de Jésus-Christ, il annonce Messie.

Puis, nous avons les apôtres. Ils partaient deux par deux sur les conseils de Jésus, et eux-mêmes étaient rejetés dans certaines villes. Mais, de ce côté négatif, il faut voir le positif, parce que s'ils étaient rejetés, ils ont eu le temps de parler de Jésus, ça n'a pas plu, on leur a dit « vous partez, maintenant ». Du fait de partir, qu'ils ne soient pas installés dans une ville, ça a permis la propagation de la foi. Sur leur route, ils ont continué à rencontrer les gens, à parler de Jésus.

Pour nous, c'est pareil aujourd'hui. Si nous ne sommes pas entendus là où nous sommes, ce n'est pas grave. Nous avons dit ce que nous avions à dire, et nous continuons notre route.

Jésus nous invite en nous donnant sa force intérieurement pour l'annoncer. Comme je le disais samedi dernier, trouver la force du Seigneur, c'est en vivant des sacrements, comme maintenant l'Eucharistie, mais c'est aussi en priant communautairement, et individuellement. En lisant la Parole de Dieu, une vie de prière, ce cœur-à-cœur avec Lui et le Seigneur nous dira : « Je suis avec toi tout au long de ta vie. » Je suis avec toi pendant ta mission et par moment nous sentirons sa présence et nous éclairer intérieurement.

Jésus dira à ses disciples : « quand vous serez au tribunal, vous n'allez pas vous soucier de ce que vous aurez à dire, parce que vous serez inspiré. » Nous retrouverons parfois avec des personnes qui sont loin de l'Église, même dans l'Église, et que nous échangeons, nous pouvons faire cette expérience de Dieu. C'est intérieurement, le Seigneur nous donne les mots, non pas pour convaincre, mais les mots pour dire notre foi.

Quans nous recevons le corps du Christ, c'est le courage et la force pour parler de Lui, l'annoncer. 

Amen

Recherche