Chaque semaine, venez découvrir avec enthousiasme les belles homélies du Père Patrick Fauries
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Homélie 27e dimanche A
Aujourd'hui, il est question de fruits, de la vigne. Comment la vigne produit ce bon nectar ? Nous avons deux images de la vigne. La première avec le prophète Isaïe et Jésus, qui nous parlent dans cette parabole. Une parabole est une manière de dire les choses mais elle ne se réalisera pas telle qu'elle, c'est un enseignement.
Nous avons deux textes sur la vigne. Ale prophète Isaïe Vie Siècle avant Jésus-Christ et l’image du Jésus prend 500 ans après pour parler lui aussi de la vigne. Ces deux textes ont presque la même signification.
Par la bouche du prophète Isaïe, c'est Dieu qui s'adresse au peuple d'Israël, au peuple élu de la première Alliance. Mon bien-aimé, Dieu parle de sa vigne.
Le peuple élu s'est détourné du Seigneur. A ce moment-là, nous avons encore une image d'un Dieu guerrier, d'un Dieu vengeur, un Dieu qui se met en colère. Ca sera après le prophète Isaïe que le peuple va découvrir par la voix des prophètes, dont le prophète Ézéchiel, que Dieu est amour, Dieu est miséricordieux.
Cette image du Dieu guerrier, du Dieu méchant, doit disparaître. Comme le peuple élu s'est détourné du Seigneur, le prophète donne cette image des grains de raisin vont être mangés par les animaux et la vigne dévastée. La clôture va être détruite, le peuple va être la déportée à Babylone. Puis la quête de refonder, de retrouver cette première alliance.
Dans l’extrait de l'Évangile selon saint Matthieu, Jésus va nous parler de la vigne.
Cette vigne qui est toujours le peuple élu de la première alliance. Avec la naissance de Jésus, le Verbe incarné, Dieu fait homme, le Messie qui est venu dans le monde, nous apporte une nouvelle Alliance.
Jésus avec cette image de la vigne, nous parle de ceux qui ont la responsabilité de l’exploiter. Mais ils vont se révolter parce qu'ils n'ont pas reconnu le Messie, ils n'ont pas reconnu Jésus-Christ comme le Fils de Dieu, l'Envoyé de Dieu.
Nous sommes à quelques semaines, avant que Jésus ne meure sur le bois de la croix et ressuscite le troisième jour. Nous arrivons à la fin de sa mission terrestre. Jésus nous dit qu'au fil des millénaires, il y a eu les prophètes qui ont annoncé le Messie, mais ils n'ont pas été entendus.
Dans cette parabole, le maitre envoie ses serviteurs. Puis il envoie son fils. « Peut-être ils respecteront mon fils », le fils, c'est Jésus-Christ. Ils n'ont pas respecté le fils, ils l'ont tué.
Jésus nous dit, n'avez-vous jamais lu dans les Écritures, « la pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux. Jésus nous dit qu'Il est cette pierre angulaire.
Les clôtures des vignes, ceux ne sont pas simplement de simples grillages ou de barrières, mais ce sont des clôtures en pierre, les unes sur les autres. Il faut bien les caler pour que la clôture tienne.
Il y a deux manières d'accueillir cette clôture. La première, très utile, elle protège la vigne. La deuxième, la pierre va accueillir la chaleur pendant le jour. Pendant la nuit, elle va réfléchir la chaleur sur les grappes de raisin.
Il y a toujours une pierre angulaire dans cette clôture. Pour nous, aujourd'hui, notre pierre angulaire, c'est Jésus-Christ. Si nous l'accueillons dans notre vie, cette pierre maintiendra notre édifice intérieur, notre vie intérieure, spirituelle. La chaleur que le Christ dégage, c'est son amour. Un seul amour qui va venir nous habiter intérieurement.
L'amour du Seigneur sera en nous, et plus nous le prions, plus nous vivons de lui, plus son amour va réfléchir autour de nous, sur notre prochain. Consciemment ou inconsciemment, j’essaie d’être témoin de Jésus Christ, témoigner de son amour.
Mais il y a un combat. Le mal qui est en chacun de nous, le péché. Paul va nous aider. Nous avons ces mots-clés. Éloge, cœur, noble, le jus, le vrai, le pur, vertu, la grâce et la paix.
Le mot vertu, chercher continuellement à faire le bien, à chercher le positif. Si nous sommes tout le temps négatif, nous ne communiquerons que du négatif.
L'Église nous dit qu'il y a deux sortes de vertus : Vertus cardinales et les vertus théologales.
Les vertus cardinales :la prudence, la tempérance, a justice et la force. Ces vertus cardinales nous aident à vivre dans notre quotidien.
La prudence, c'est le discernement dans mon quotidien, ma relation à l'autre, qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui n'est pas bon. La tempérance : chacun d'entre nous, nous avons notre caractère, notre personnalité, selon comment on se lève le matin, du bon pied ou du mauvais pied, on va avoir le sourire ou pas le sourire, la bonne parole ou pas la bonne parole. La tempérance, c'est chercher dans tout notre être cette relation à l'autre. La justice : ce n'est pas prendre le glaive de la justice, mais chercher la justice de Dieu. La justice de Dieu, c'est la justesse que Dieu veut. La force, nous renvoie à l'Esprit-Saint.
Nous avons les vertus théologales, la foi, l'espérance et la charité. Comme le dit saint Paul, dans une de ses lettres, je trouve ça très beau, ce qui restera au-delà de cette vie terrestre, c'est la charité. La foi, nous serons en Dieu, nous n'aurons plus besoin de croire. L'espérance, c'est de croire qu'au-delà de cette vie terrestre, la vie continue. La charité, l'amour par excellence. Parce que nous baignerons pleinement dans l'amour de Dieu.
Le Seigneur veut et nous aide à développer ces vertus dans notre quotidien, parce que nous sommes cette nouvelle vigne du Seigneur. Nous sommes le peuple de la nouvelle Alliance avec le Christ.
Nous, nous sommes ce raisin nouveau, ce vin nouveau. Nous devons donner un bon produit, nous devons donner du bon fruit. Demandons au cours de cette eucharistie, la grâce au Seigneur d'avoir ce désir intérieur de porter du fruit, un fruit qui est bon, soit du vin rouge, soit du vin blanc, du sec ou du moelleux, comme vous voulez, selon votre goût, mais qui soit bon, un bon millésime.
Amen.
