Les Homelies 

Chaque semaine, venez découvrir avec enthousiasme les belles homélies du Père Patrick Fauries

Homélie 26e dimanche A

Homélie 26e dimanche A

Dimanche, 27 Septembre 2026

Ce week-end, c'est grande fête pour la France avec la venue du Saint-Père, le Pape Léon XIV. Rien qu'hier, il a battu des records, plus d’un million de personnes se sont rassemblées. Partout de la France, les gens viennent l'écouter, le voir.

 Il bat les records de Céline Odion, lors de ses concerts, et même de certains chefs de gouvernement. Le Pape Léon XIV est à la fois un chef d'État, le plus petit pays du monde, le plus petit État du monde, le Saint-Siège, que nous appelons toujours le Vatican, mais c'est le titre officiel le Saint-Siège. Il est en même temps un pasteur, il est le berger qui rassemble et qui nous montre le visage du Christ.

Lors de la veillée avec les jeunes, le Saint-Père a commencé ses paroles « Merci Seigneur ». Il s'est vraiment tourné d'abord vers le Seigneur pour le remercier pour sa présence, pour être là, au milieu de jeunes. 

 Ensuite, il a dit « Merci les jeunes, vous êtes les futurs saints ». Ils sont aussi les futurs savants, les futurs inventeurs pour l'avenir, c'est aussi l'Église d'aujourd'hui et l'Église de demain.

Il y a eu ce spectacle magnifique où ont été reproduits les premiers martyrs de l'Église de France. Nous sommes le deuxième pays au monde où il y a le plus de saints. Pendant le spectacle aussi, il y a eu le « défilé » de toutes les Vierges qui sont apparues en France.

Quand nous regardons les apparitions de la Vierge Marie en France avec différents messages, sur une carte, ça forme une rose. Le Pape a rebondi là-dessus, par rapport à ces martyrs, à cette foi de ces saints, aux fondateur  de l'hospitalité, de l'éducation, c'est ce qu'il a redit à l'Élysée, pour donner ce nouvel élan pour nous aujourd'hui, tout cela inspiré par l'Esprit Saint.

Le martyr, il ne faut pas le chercher. Autrement dit, il n'est pas valable. Mais si le martyr vient à notre porte, il nous faut l'accueillir.

Je pense qu'en l'accueillant, le Seigneur donne la force pour l'accepter et pour donner sa vie en son nom, ne pas le renier. Le sang des martyrs est un terreau, un terreau pour la foi. Dans les lectures de ce jour, nous avons d'abord la première lecture avec Ezechiel, ce prophète du siècle avant Jésus-Christ. Nous sommes en 597.C'est la déportation vers Babylone.  Jérusalem a été envahie. Le temple de Salomon a été détruit, la ville a été détruite. Le peuple hébreu, le peuple d'Israël, se retourne contre Dieu parce que, pour eux, c'était la Terre promise.

« La terre où coule le lait et le miel, où il y a la paix et la joie se vivent pleinement » Ex33,3. Qu’est-ce qui se passe ? Mille ans après la sortie de l'Égypte, il y a la destruction de cette Terre promise. Certains membres du peuple, certains fidèles vont se révolter contre le Seigneur.

 Ezéchiel va avoir cette parole forte pour le méchant. S'il se détourne du mal, s'il revient vers l'amour de Dieu, le Seigneur l'accueillera.

 Jésus nous a parlé en nous disant que Dieu est amour, déjà dans l'Ancien Testament, même si nous avons parfois des figures d'un Dieu guerrier, d'un Dieu vengeur, Dieu est annoncé par les prophètes comme un Dieu d'amour.

Dieu nous aime tel que nous sommes aujourd'hui. Dieu a toujours aimé l'être humain, l'homme et la femme, depuis sa création. Mais Dieu n'aime pas quelque chose qui est en nous.

Alors je vous pose la question, à votre avis, qu'est-ce que Dieu n'aime pas en nous ? Le péché. 

Dieu n'aime pas le péché qui est en nous, et c'est normal. Mais il nous aime avec notre caractère, notre personnalité. Quand nous nous tournons vers lui, il essaye, -parce que ce n'est pas facile, l'homme a la tête dure- au fur et à mesure de notre vie, de nous transformer avec notre liberté, de nous transformer pour vivre l'amour. C’est de répondre oui au Seigneur. C'est l’Évangile que nous venons d'entendre.

Alors, ça nous arrive à nous aussi.  On va dire oui, oui, je vais faire et en fin de compte, je ne le fais pas, pour X raisons, mais on a toujours des bonnes raisons pour ne pas le faire. Dans cet extrait, c'est moins facile que de dire non, je n'ai pas envie d'y aller.

Avec l’image de la parabole Jésus est plus dur, il est plus stricte. En donnant cet exemple des publicains et des prostituées qui seront devant eux dans le royaume des cieux, et peut-être ils seront même devant nous. Jésus dénonce quelque chose d'important. Ces hommes qui dictent la loi, et vous connaissez le dicton, fait ce que je dis, mais pas ce que je fais. C'est tout à fait cela. C'est facile de dire des choses, c'est facile de prêcher, mais mettre en pratique, c'est difficile. 

Jésus nous dit que les publicains et les prostituées, déjà du temps de Jean le Baptiste, recevaient un baptême de conversion. Un changement d'attitude, une prise de conscience  pour se détourner du mal que je peux faire et faire le bien. Les scribes et les pharisiens n'ont pas écouté Jean le Baptiste, ils n'ont pas voulu entendre sa parole.Les publicains et les prostituées l'ont entendue et ont changé leur attitude. 

Avec Jésus, nous avons Matthieu, le publicain, qui était collecteur d'impôts, à la fois, il prenait l'argent pour l'empereur et une part pour se rémunérer. Mais il y avait aussi là une injustice. Quand Matthieu va croiser le regard de Jésus, la Parole de Dieu, le Verbe de Dieu fait chair, il va laisser son travail, quitter la table de collecteur d'impôts pour le suivre. Nous avons l'image de Marie-Madeleine, prostituée, qui, à la parole de Jésus, va le suivre. 

Pourquoi je dis les publicains et les prostituées seront devant nous dans le royaume ? Nous pouvons avoir une jeune foi, une foi récente, une foi dynamique. Avoir été baptisé il y a très longtemps, inculqué un catéchisme d’autrefois. Sans se remettre en cause, mais de voir comment la foi évolue, comment l'Église évolue. La foi évolue à travers les mots. L’Église évolue dans les rites, selon ses réformes impulsée par l’Esprit-Saint.

Le Concile Vatican II a commencé en 1962, quand le pape Jean XXIII a été élu, il est entré dans son bureau, a ouvert les fenêtres et dit : « Que l’Esprit souffle » Il ne savait pas ce qu'il disait, parce que quatre ans après, la grande réforme de l'Église catholique était en marche, le Concile Vatican II allait naitre.

Si nous dormons sur nos lauriers, et que nous attendons que le temps passe. Nous nous sentons repus, nous avons l'estomac rempli de la connaissance de Dieu. Nous venons à la messe, un peu comme des consommateurs, il manquera quelque chose de vivant en nous.  Et c'est là où le Seigneur nous attendra,  non pas au tournant, mais il nous attendra quand nous serons là-haut, au ciel, pour nous dire: « Qu'as-tu fait de ton baptême ? » Comme Jean-Paul II l'a dit quand il est venu en France, il y a quelques décennies, « France qu'as-tu fait de ton baptême ? »  Du ciel, il doit voir aujourd'hui, pendant ce week-end, ce rassemblement, à la fois les jeunes et de moins jeunes, cette foule immense autour du pape, qui est le berger de l'Église catholique et le chef. Mais il n'est pas la tête de l’Église, car c’est le Christ. C'est pour cela que l'Église est sainte. Le corps formait de pécheurs, nous faisons comme nous pouvons pour avancer, comme le Saint-Père.  Aujourd'hui, nous pouvons dire qu'il y a un élan pour répondre à l'appel du Seigneur.

« Oui, Seigneur, je vais à ta vigne, je vais travailler. Oui, Seigneur, j'y vais vraiment. » Le Seigneur qui est en nous et nous dit « Je suis avec toi dans ta mission ». La mission du baptisé, c'est d'être témoin là où nous sommes, consciemment ou inconsciemment, j'essaie de partager (14:24) celui qui me fait vivre.

Amen

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