Les Homelies 

Chaque semaine, venez découvrir avec enthousiasme les belles homélies du Père Patrick Fauries
Homélie 25e dimanche A

Homélie 25e dimanche A

Dimanche, 20 Septembre 2026

Messe des familles église Saint Pierre de Saint Loubès. 

Les enfants, vous avez déposé des pas au début de la célébration sur deux chemins. Ils conduisent à quel objet, à quel endroit ? Est-ce que vous savez ? Chemin de gauche à la Bible, chemin de droite au corps de Jésus.

Nos pas nous amènent aujourd'hui vers deux endroits, mais les deux endroits sont identiques, parce que la Parole de Dieu, c'est la Parole de Jésus que nous venons d'écouter, et puis, à l'autel, nous recevrons, pour ceux qui ont fait leur première communion, le corps du Christ. Le lieu où nous avons écouté la Parole de Jésus s'appelle l'Ambon, mais nous y prions la prière universelle, c'est la Table de la Parole. Comme si on va manger, parce qu'on écoute la Parole de Dieu. Nous allons la manger intérieurement, parce qu'elle va nous nourrir, non pas l'estomac, mais notre petite tête.

Le corps du Christ, à l'autel, quand j'imposerai les mains au-dessus du pain et du vin à ce moment-là, ils vont devenir le corps et le sang de Jésus. Pour ceux qui ont fait leur première communion, vous recevrez, nous recevrons le corps du Christ en nous, qui va nourrir notre estomac, mais aussi tout notre être intérieur. Marcher sur les pas de Jésus, c'est chercher à nous nourrir de lui, à nous familiariser à ce que Jésus devienne un ami.

En marchants sur les pas de Jésus, nous allons comprendre les mots forts que nous avons entendus. La première lecture avec le prophète Isaïe, c'est le VIe siècle avant Jésus-Christ.

Le prophète Isaïe, entre autres, nous parle de la miséricorde de Dieu. Dans l'Ancien Testament, nous avons un visage de Dieu qui est amour. Le mot amour, c'est chercher à aimer, mais le mot miséricorde, miséricordieux, est encore plus fort parce que la miséricorde, c'est donner son pardon et aimer à l'infini.

Un prophète est celui qui reçoit des messages de Dieu dans son cœur dans son esprit. Il nous dit aujourd'hui :« Mes pensées ne sont pas vos pensées et vos chemins ne sont pas mes chemins. » Puis, dans l'Évangile, Jésus nous parle en parabole. La parabole, c'est pour nous aider à comprendre le message qu'il veut nous donner.

Quand les premiers ouvriers se plaignent, Jésus nous dit, dans cette parabole, « Ton regard est-il mauvais, parce que moi, je suis bon ? » Entre mes pensées ne sont pas vos pensées et ton regard est-il mauvais, parce que moi, je suis bon ? » En marchant sur les pas de Jésus, Jésus va nous éclairer intérieurement. Il va ouvrir nos yeux, nos yeux sur le monde, sur notre manière de nous rencontrer les uns envers les autres. Et dans cette rencontre, comment nous allons nous parler, comment nous allons prendre le temps de s'accueillir ? Alors, Dieu est bon, il a un regard bon.

Nous, nous essayons de transformer notre regard jour après jour. En mettant les pas sur les pas de Jésus, Jésus nous invite, comme dans la première lecture, à changer d'attitude et à avoir ce regard miséricordieux, un regard d'amour. Dans cet extrait de l'Évangile selon saint Matthieu, aujourd'hui, nous dirions qu'il y a une injustice entre les premiers qui ont embauché au lever du jour et les derniers qui arrivent en fin de journée, qui ont travaillé peut-être que dix minutes, ils vont toucher le même salaire.

Aujourd'hui, nous dirions, on va appeler un syndicat, nous en connaissons, pour manifester et dénoncer cette injustice. Mais, dans cette parabole, il y a toute cette dimension spirituelle. Sûrement, Jésus devait se trouver avec des travailleurs, mais quand il dit « je vous envoie à ma vigne », quelle est cette vigne ? Quel est ce travail auquel le Seigneur nous attend ? Est-ce que vous savez, les enfants et les adultes ?

Vous allez vous lever les manches pour vous y mettre, parce qu'aller à la vigne du Seigneur, c'est de parler de Jésus autour de vous, d'évangéliser. Si nous ne pouvons pas par la parole, nous avons un corps, nous avons des idées. C'est par notre corps, nos idées, que nous parlerons, même si nous ne pouvons pas dire ouvertement ce que nous pensons.

Le Seigneur nous attend là. Entre les vieux baptisés que nous sommes, certains ont été baptisés presque depuis 98 ans, et puis, les nouveaux baptisés remplis de fougue, heureusement. Quand le Seigneur reviendra dans sa gloire, entre les vieux baptisés et les jeunes baptisés, nous recevrons le même salaire, le même traitement.

Quel est ce salaire que Jésus nous donnera, et qu'il nous donne déjà ici et maintenant ? Le salaire de son amour, de sa joie et de sa paix. Tout simplement les fruits de l'Esprit-Saint, la joie, la paix, l'amour. Plus nous parlerons de Jésus, plus nous témoignerons de lui, plus nous irons travailler à sa vigne, au champ. Plus le Seigneur nous accompagnera, et ce n'est pas une récompense qu'il va nous donner, mais il nous comblera de son amour, de sa paix et de sa joie.

Pour être à l'écoute de Jésus, il faut prier. Soit communautairement, à la maison, tout seul, tranquillement. Prendre du temps, quelques minutes, mais quelques minutes, tous les jours, régulièrement. Jésus nous attendra à ce moment-là, parce qu'il nous donnera rendez-vous pour le rencontrer.

Son amour, sa paix, sa joie grandiront en nous encore plus. Nous aurons, pendant toute la journée, ce désir de partager ce que Jésus nous a donné. Paul, dans la deuxième lecture, nous dit, c’est un converti - il s'est converti sur le chemin de Damas, il était à cheval, il allait combattre les chrétiens, et Jésus lui est apparu en lui disant « Paul, Paul, pourquoi me persécutes-tu ? » - il a été touché dans son cœur et il a demandé le baptême.

Il a vécu ce retournement intérieur, une conversion. Paul, dans sa grande joie de témoigner du Christ, plus il priait, plus il a compris que sur terre, nous avons une mission, donc chacun d'entre vous, vous, les enfants, vous avez un charisme, vous avez des dons pour jouer de la musique, pour peindre, pour chanter, pour écrire, et quand vous serez plus grands, vous allez continuer à apprendre, vous apprendrez un métier, et de ce métier, à la fois, vous allez vous investir dans la société, mais j'espère aussi dans la vie de l'Église. Tous vos charismes, tous vos dons que le Seigneur vous donne, Il vous aidera à les fructifier comme nous-mêmes, les grands.

Paul, lui, il est dans cette fougue sur terre, mais aussi, il aspire au ciel pour avoir sa récompense. Mais il a envie d'aller au ciel parce qu'il veut être pleinement en Jésus, pourtant il sait qu'il a encore du travail à faire sur terre. C'est ce qui va l'encourager encore plus à témoigner de ce qu'il y a au-delà de cette vie terrestre.

Jésus nous dira, dans d'autres passages de l'Évangile, à la fois vous êtes dans le monde, mais vous n'êtes pas du monde. On est dans le monde parce que nous sommes des êtres de chair, puis nous ne sommes pas du monde parce que déjà notre être est tourné vers le Seigneur, vers l'au-delà, vers la vie éternelle. Encore plus, par notre baptême, nous avons cette présence divine en nous, le Père, le Fils et l'Esprit, qui nous pousse à prier, qui nous pousse à nous élever, et surtout qui nous pousse à témoigner de Jésus autour de nous.

Quand nous témoignons de Jésus autour de nous, c'est avec la joie, la paix. Si nous nous rendons compte, bien sûr parfois nous nous énervons, ça arrive à tout le monde, nous sommes des êtres humains, mais si tout le temps dans notre quotidien nous nous énervons, nous sommes tristes, ça ne va pas, là il faut se poser la question est-ce que je prie assez ? Est-ce que je me tourne bien vers le Seigneur pour être ressourcé intérieurement et pour aller surtout à sa vigne, à son travail ? Demandons au Seigneur, la grâce d'avoir ce désir de témoigner de lui chaque jour chaque jour de notre vie.

Amen

P. Patrick Fauries 

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