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Homélie 21e dimanche A
Aujourd'hui, les textes de la Parole de Dieu, nous invite à réfléchir à être au service de la Parole de Dieu et au service les uns des autres. Nous avons deux grands exemples.
Dans la première lecture, avec le gouverneur Shebna, nous sommes en l'an 700 avant Jésus-Christ. Le gouverneur, c'est lui qui détenait les clés de la cité. Le seigneur, par la voix du prophète Isaïe, va désigner Eliakim comme nouveau gouverneur.
Nous avons l'institution d’Eliakim, par la tunique, par la remise des clés. Eliakim va suivre les commandements du Seigneur pour réaliser sa volonté.
En réalisant la volonté du Seigneur, c'est mettre ses compétences au service du peuple choisi. Dans l'Évangile, Jésus interpelle les disciples au dire des gens « qui suis-je » Pierre va prendre la parole, « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus va répondre « Ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ». Après, Jésus va faire un jeu de mots, « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». Là, il y a toute une subtilité dans les mots et l'importance des mots. Jésus va dire à Pierre qu'il va être le chef de l'Église.
C'est lui qui va gouverner l'Église. Aujourd'hui, nous avons le pape Léon XIV qui est le successeur de Pierre, donc le chef de l'Église, qui va venir en France dans quelques semaines. Si Shebna, le premier gouverneur, avait les compétences, sûrement, mais il n'avait en lui sûrement que cette dimension humaine et trop humaine.
Toute la dimension spirituelle était peut-être mise de côté qu'avec Pierre et nous le connaissons. Nous savons que ce n'est pas un ange, ni un saint, parce qu'il reniera Jésus-Christ. Pourtant, Jésus le savait. Il va lui dire « Pierre, sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». Alors la différence par rapport au gouverneur Shebna, Pierre, premièrement, a reçu la révélation du Père pour désigner Jésus comme le fils du Dieu vivant.
Jésus lui dira « ce n'est pas par la chair et le sang, mais mon Père qui est aux cieux, qui te l'a révélé ». Parce que déjà, Pierre a été à l'écoute du Père, Jésus l'appelle pour cette mission, parce qu'il sait que son cœur est tourné vers Dieu. Il sait très bien qu'il y aura toute cette dimension spirituelle qui va suivre dans les actes, les paroles de Pierre. Puis, « je bâtirai mon Église ». Ce n'est pas le successeur de Pierre qui va fonder l'Église, qui va créer l'Église. C'est Jésus, lui, le bâtisseur. C'est lui qui va bâtir l'Église, son Église, « et sur elle, la puissance de la mort ne l'emportera pas. »
Pierre est entièrement tourné vers le Seigneur. Il sait que c'est Jésus qui va bâtir l'Église et il va s'appuyer sur la présence de Dieu en lui et autour de lui pour faire grandir l'Église. A la fois, c'est par ses propres forces et encore, humainement, bien sûr, c'est lui qui agit, mais c'est le Seigneur qui impulse par l'Esprit Saint comment réaliser la volonté du Père.
Pour nous, aujourd'hui, c'est pareil. Nous pouvons nous plaindre qu'il y a moins de paroissiens. Nous sommes encore dans la période estivale.
Nous pourrions nous dire qu'il y a moins de baptêmes, moins de mariages, et c'est un peu faux, parce que je crois que nous sommes déjà à 18 ou 19 mariages pour 2027 d'inscrit, on commence juste les inscriptions.
Les baptêmes d'adultes sont en augmentation. Les baptêmes des bébés pareil. À la fois, nous pouvons nous réjouir de cela, mais c'est aussi comment, aujourd'hui, nous sommes acteurs dans l'Église, comment nous mettons nos charismes, nos compétences au service, d'abord, du Seigneur, parce que nous sommes comme pierre.
Nous sommes comme Pierre. C'est le Père qui nous appelle à être au service. C'est le Père, dans la force de l'Esprit-Saint, qui va impulser en nous ce désir ; qu'est-ce que je peux faire pour te rayonner, le Seigneur, avoir ce goût du partage de ma foi. Cette parole que je reprends encore, « Je bâtirai mon Église ». Ce n'est pas avec mes propres forces, ce n'est pas moi qui vais créer, qui va bâtir l'Église, mais c'est le Seigneur à travers moi qui va agir.
Toute cette dimension spirituelle que nous avons la chance d'avoir, parce que le Seigneur, même si le premier commandement, est tournés vers Lui, « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », aussitôt, le second commandement, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de plus grand commandement que cela ». C’est ce combat de tous les jours qui est en nous, de ne pas être comme le gouverneur Shebna, de gouverner en tant qu'humain et avec nos propres idées et nos propres forces. Nous ne pouvons pas entrer dans cette dynamique négative et néfaste à la fois pour nous et pour la communauté aussi, parce qu'est-ce qu'on rayonne à ce moment-là que du négatif. Quelle image nous donnons ? En se ressourçant, en vivant une vie de prière personnelle avec le Seigneur, une vie communautaire comme maintenant où nous sommes rassemblés pour le célébrer.
Il y a à la fois le cœur à cœur avec le Seigneur et ce cœur partagé communautairement. Le Seigneur impulsera et nous donnera sa force et il viendra alléger notre fardeau, comme il le dit lui-même dans l'Évangile. « Prenez sur vous mon jour, il est facile à porter, et mon fardeau léger. »
Autrement dit, Il nous invite à déposer notre fardeau au pied de la croix pour qu'Il vienne le transcender, à travers sa résurrection. Pierre, à la fois c'est lui qui va agir et qu'il agit, mais sous l'impulsion de l'Esprit-Saint. Demandons au cours de cette Eucharistie, la grâce au Seigneur d'ouvrir notre cœur, d'être à son écoute pour être à son service en vérité, en sagesse et surtout librement de répondre à son appel.
Amen.
Père Patrick Fauries